Top 25 des préférées de Phil – #18 – Ferrari 308/328

Top 25 des préférées de Phil - #18 - Ferrari 308/328

Il y en a parmi vous qui doivent se demander pourquoi, diable, il n’y a pas encore de Ferrari dans ce palmarès! La raison est simple : à deux ou trois exceptions près (Mondial, Testarossa…), je les aime toutes! En choisir une devient encore plus difficile…

Des classiques, la marque de Maranello en compte plusieurs et pas les moindres : 250 GT, Daytona, 512 BB, F40, F50, 288 GTO et tutti quanti. Sans parler de leurs voitures de course, qui atteignent des prix stratosphériques dans les encans; qu’il suffise mentionner qu’une 250 GTO s’est vendue 38 millions de dollars – vous avez bien lu – l’été dernier, soit le montant le plus élevé jamais atteint pour une voiture dans une vente aux enchères.

Et pourtant, si je dois n’en choisir qu’une, je jette mon dévolu sur l’humble série des 308/328. Pourquoi humble? Parce qu’une Ferrari, à l’époque, devait avoir 12 cylindres. Bien sûr, il y avait eu la 246 mais elle s’appelait Dino, pas Ferrari. Il n’y avait pas de cheval cabré sur son écusson, mais bien une signature, celle de Dino, ce fils tant aimé, mort dans la fleur de l’âge.

Le succès de la Dino a sans doute aidé le Commendatore à assouplir sa position, pour finalement accepter l’idée d’une « petite » Ferrari. Dans sa mire : la Porsche 911, bien sûr! Au célèbre 6-cylindres à plat de l’allemande, Ferrari oppose un V8, compact, certes (3 litres) mais un V8 quand même! Sa puissance dépasse d’ailleurs d’une centaine de chevaux celle de la Porsche : 255 contre 150.

Pas d’erreur, Ferrari a frappé un grand coup, d’autant plus que la 308 est infiniment plus sexy que la rondouillarde 911, grâce au talent de Leonardo Fioravanti, qui officie alors chez Pininfarina et dont la feuille de route compte déjà plusieurs chefs d’œuvre, qui arborent tous le cheval cabré : la Dino, c’est lui, la Daytona aussi, ainsi que les F40, 288 GTO et 512 BB. Rien que ça.

Plus belle et plus puissante que la 911, la 308 bénéficie également d’une meilleure répartition des masses grâce à son moteur central. Toutes ces qualités lui vaudront de connaître un succès immédiat, malgré une fiabilité plus qu’aléatoire…

Si la 308 est mon choix, c’est d’abord et avant tout parce que je la trouve parfaite sur le plan esthétique. Ça se discute, direz-vous, mais les goûts se discutent-ils vraiment? Poser la question, c’est y répondre. Je ne prétends pas que c’est la plus belle Ferrari de tous les temps; mais c’est ma plus belle. Mon coup de cœur.

J’ai un lien émotionnel avec les 308 et 328 en partie à cause de leur longévité car elles ont fait partie de mon univers automobile à l’adolescence comme à l’âge adulte : j’avais 11 ans lorsque la 308 a été dévoilée et j’en avais 25 lorsque la 328, qui était une évolution de la 308, a tiré sa révérence, en 1989. La 308 et, surtout, la 328 font aussi partie des poster cars de ma jeunesse, grâce à un certain détective privé d’Hawaï… Non, pas Steve McGarrett! Il conduisait des banales Ford… Je parle bien sûr de Magnum P.I., une série télévisée qui a rendu la Ferrari 328 GTS aussi célèbre que Tom Selleck, qui jouait le rôle-titre.

On peut dire, sans exagérer, que Magnum P.I. a été pour cette Ferrari ce que Goldfinger a été pour l’Aston Martin DB5. Sauf que la DB5, aussi belle soit-elle, ne peut mentir sur son âge. La Ferrari, oui : 40 ans après sa sortie, elle n’a pas pris une ride!

C’est ça, aussi, un chef d’œuvre.

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